La régulation crypto Ghana 2026 prend un tournant axé sur l’éducation publique. La Bank of Ghana a lancé un programme national pour améliorer la compréhension des cryptomonnaies et des actifs virtuels. Cette initiative entend placer la sensibilisation des consommateurs au même niveau que l’application des règles.
Ainsi, la Bank of Ghana, en collaboration avec la Securities and Exchange Commission, a dévoilé le National Virtual Asset Literacy Initiative (NaVALI), sous le thème « Understand Before You Undertake », le 23 janvier 2026. Ce programme vise à aider le public, les entreprises et les régulateurs à mieux saisir les concepts des cryptomonnaies comme les stablecoins, les portefeuilles numériques et les plateformes d’échange.
Dans ce contexte, le gouverneur de la Bank of Ghana, Dr Johnson Pandit Asiama, a souligné que la simple régulation ne suffit pas. Il a expliqué que sans une compréhension solide des actifs virtuels et des risques associés, les acteurs restent vulnérables à la fraude et aux pertes.
Un cadre légal en pleine évolution
Avant ce programme éducatif, le Ghana avait déjà posé des jalons dans l’encadrement des actifs numériques. En juillet 2025, la Bank of Ghana a demandé à tous les prestataires de services sur actifs virtuels (VASPs) de s’identifier auprès des autorités afin de préparer un cadre de licences et de supervision. Plus tard, en décembre 2025, le Parlement a adopté le Virtual Asset Service Providers Bill, offrant une base légale pour la licence et la supervision des plateformes de crypto.
Ce cadre clarifie le statut des cryptomonnaies et donne aux autorités le pouvoir d’encadrer les échanges, les portefeuilles numériques et autres prestataires de services. Il reste toutefois que les actifs virtuels ne sont pas reconnus comme monnaie légale au Ghana.
Éducation au centre de la régulation
Par ailleurs, l’initiative NaVALI ne vise pas seulement les utilisateurs individuels. Elle cible aussi les éducateurs, les entreprises et les décideurs. En effet, une meilleure culture financière autour des actifs numériques doit permettre d’accompagner la mise en œuvre du cadre réglementaire.
De plus, en plaçant l’éducation au cœur de son approche, le Ghana reconnaît que la régulation à elle seule ne change pas les comportements. La compréhension des risques, des droits des consommateurs et du fonctionnement des technologies blockchain constitue un pilier essentiel de cette stratégie.
Enjeux pour l’Afrique
Cette démarche du Ghana pourrait inspirer d’autres pays africains confrontés à une adoption croissante des cryptomonnaies. Une approche qui combine sensibilisation, protection des consommateurs et cadre légal structuré pourrait favoriser une intégration plus sûre des actifs numériques dans les systèmes financiers nationaux.
En effet, sans compréhension suffIsante, les utilisateurs restent exposés aux arnaques, à la volatilité et à l’absence de recours juridique. Intégrer l’éducation dans la régulation pourrait ainsi renforcer la confiance du public et réduire les pratiques abusives.