L’Ouganda franchit une étape majeure dans la régulation des jeux. La National Lotteries and Gaming Regulatory Board met en œuvre de nouvelles directives destinées à protéger les joueurs et responsabiliser les opérateurs agréés. Ainsi, l’État cherche à structurer un marché en forte croissance.
Ces directives s’appuient sur le Lotteries and Gaming Act et visent à répondre à un double défi : un marché des jeux en pleine croissance et une augmentation des risques sociaux liés à l’expansion du pari numérique.
Régulation des jeux : un cadre plus strict pour les opérateurs
Les nouvelles règles imposent aux entreprises agréées de solides obligations. Les opérateurs doivent désormais mettre en œuvre des mécanismes stricts de vérification d’âge afin d’empêcher l’accès des mineurs. Ils sont tenus d’afficher des avertissements clairs sur les risques d’addiction et les comportements de jeu à risque, et de former leur personnel aux principes du jeu responsable. Ils doivent également offrir aux joueurs des outils d’auto-exclusion et de limitation de mises.
Ces exigences marquent un changement significatif dans la manière dont le secteur devra fonctionner, plaçant la responsabilité et la transparence au cœur du modèle. Cette régulation des jeux impose de nouvelles obligations aux opérateurs agréés.
Protection des joueurs au cœur de la régulation
Les directives renforcent également la protection des utilisateurs. Elles encouragent l’adoption de pratiques de jeu saines, la limitation volontaire des dépôts ou encore une meilleure sensibilisation aux risques financiers. Elles imposent par ailleurs la mise à disposition de lignes d’assistance ou de soutien psychologique pour prévenir l’endettement et les comportements compulsifs.
L’objectif est clair : réduire l’impact social du jeu excessif, notamment dans les zones urbaines et rurales où les paris numériques se sont rapidement ancrés dans le quotidien.
Un enjeu continental pour l’encadrement des jeux
Avec cette réforme, l’Ouganda rejoint une tendance croissante sur le continent. Dans plusieurs pays africains, la régulation cherche à rattraper un secteur qui évolue plus vite que les lois existantes. La priorité est de prévenir les abus, protéger les citoyens et encadrer strictement les opérateurs à l’heure où le mobile betting explose.
Le gouvernement ougandais envoie ainsi un message clair : l’industrie du jeu doit adopter des pratiques plus responsables, plus transparentes et davantage alignées sur les impératifs de protection sociale.
Un cas d’étude pour l’Afrique francophone
Même si l’Ouganda n’est pas un pays francophone, son approche constitue un cas d’étude suivi de près. Elle fait écho aux débats actuels au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou encore au Bénin, où la question du contrôle des paris en ligne, de la fiscalité et des risques sociaux est devenue centrale.
En adoptant ces nouvelles directives, l’Ouganda démontre qu’une régulation proactive est possible et qu’elle peut servir de référence pour les pays confrontés à l’essor rapide des plateformes de jeux et paris. À terme, la régulation des jeux en Ouganda pourrait servir de référence pour d’autres marchés africains.