AFRIQASH
Participer Contactez-nous

Gaming tech Afrique : l’autre moteur de la scène tech africaine

L’édition 2026 de l’Africa Tech Summit Nairobi réunit investisseurs, startups, fintechs et régulateurs autour des grandes tendances du numérique africain. L’événement rassemble chaque année les acteurs clés de l’écosystème pour favoriser les investissements, les partenariats et l’innovation.

Cependant, derrière les discussions sur l’IA, la fintech ou la climate tech, une question s’impose progressivement. Une part importante de la croissance de l’écosystème tech africain est-elle soutenue par les revenus du gaming et des jeux en ligne ?

Un sommet vitrine de la croissance technologique africaine

Africa Tech Summit Nairobi s’impose comme l’un des grands rendez-vous du numérique africain. L’événement rassemble startups, investisseurs, opérateurs mobiles et acteurs de la finance numérique afin d’accélérer les opportunités d’affaires et d’investissement.

Le programme couvre plusieurs piliers stratégiques : fintech, IA, startups, climate tech et Web3. Ces thématiques reflètent les secteurs les plus dynamiques du continent.

Mais derrière ces verticales visibles, certaines sources de revenus restent moins discutées publiquement. Le gaming et les jeux en ligne font partie de ces moteurs économiques discrets.

Le gaming, un pilier discret de l’économie numérique

Le gaming constitue aujourd’hui un segment majeur de l’économie numérique mondiale. En Afrique, sa croissance est rapide et portée par la jeunesse du continent, la progression du smartphone et l’essor du mobile money.

Dans plusieurs pays africains, les revenus du gaming dépassent déjà ceux de certaines industries culturelles traditionnelles. En Afrique du Sud, par exemple, le marché du jeu vidéo a dépassé celui du cinéma et de la musique en valeur.

Au Maroc, les revenus du marché du jeu vidéo atteignaient environ 277 millions de dollars en 2024.

Ces chiffres illustrent l’importance croissante du gaming dans l’économie numérique africaine.

Jeux, paris et fintech : des écosystèmes étroitement liés

La croissance du gaming ne concerne pas seulement le divertissement. Elle s’inscrit dans un écosystème plus large qui inclut :

  • les paiements numériques
  • les portefeuilles mobiles
  • les plateformes de paiement
  • la publicité digitale
  • la data et l’analytique

Les jeux mobiles et les plateformes de paris figurent parmi les plus gros utilisateurs d’infrastructures de paiement numérique en Afrique. Ils génèrent un volume élevé de micro-transactions et participent à la généralisation des paiements digitaux.

Cette dynamique crée une relation étroite entre gaming, fintech et télécommunications.

Une source de revenus rarement mise en avant

Dans les conférences tech, l’accent est souvent mis sur les startups innovantes, l’IA ou la finance numérique. Pourtant, une partie des flux financiers qui soutiennent l’écosystème provient des jeux en ligne et des paris sportifs.

Ces activités génèrent :

  • des commissions de paiement
  • des revenus publicitaires
  • des investissements technologiques
  • des infrastructures de conformité et de régulation

Autrement dit, une partie de la croissance visible de la tech africaine repose sur des revenus issus d’industries moins valorisées publiquement.

Pourquoi ce sujet reste sensible

Le lien entre gaming, paris et tech reste sensible pour plusieurs raisons. Les questions de régulation, de protection des joueurs et de dépendance sont régulièrement débattues.

Pourtant, ces secteurs financent indirectement l’innovation numérique. Ils contribuent à la rentabilité des infrastructures de paiement, au financement des startups et à la croissance de la publicité digitale.

Cette réalité crée une tension entre image publique et réalité économique.

Vers une reconnaissance progressive du rôle du gaming

À mesure que l’écosystème africain mûrit, ces discussions deviennent plus ouvertes. Les conférences technologiques commencent à intégrer davantage les sujets liés au gaming, à la régulation et aux revenus numériques.

L’Africa Tech Summit Nairobi illustre cette évolution. Le sommet reflète la diversité croissante des moteurs de la tech africaine et la complexité des flux économiques qui la soutiennent.

Une question structurante pour l’avenir

La croissance technologique africaine repose sur plusieurs piliers. Fintech, IA et startups attirent l’attention. Mais le gaming constitue un moteur financier important, encore sous-estimé.

Comprendre ce lien devient essentiel pour analyser la trajectoire réelle de l’écosystème numérique africain.

Related Articles & Reports

Related Country Profiles