Le régulateur sud-africain du jeu, le National Gambling Board (NGB), prévoit d’imposer de nouvelles restrictions sur les publicités liées aux paris, en particulier celles relayées par des influenceurs suivis par des jeunes.
Alors que le marché sud-africain des jeux et paris en ligne connaît une croissance fulgurante, les autorités s’inquiètent de l’influence croissante des campagnes marketing sur les mineurs et les jeunes adultes. Le NGB a annoncé travailler sur un nouveau cadre réglementaire visant à limiter les contenus publicitaires jugés “trop incitatifs” et à encadrer l’usage des influenceurs dans la promotion des sites de paris.
Des pratiques publicitaires de plus en plus agressives
Les campagnes des opérateurs de paris s’appuient souvent sur des influenceurs populaires auprès des jeunes, utilisant des codes de l’humour, du sport ou du style de vie pour banaliser la pratique du jeu. Selon plusieurs études locales, près d’un quart des jeunes Sud-Africains de 18 à 25 ans déclarent avoir parié en ligne au moins une fois au cours des douze derniers mois, un chiffre en forte hausse depuis la pandémie.
Les nouvelles mesures pourraient inclure :
- L’interdiction de contenu publicitaire à caractère ludique ou trompeur,
- Des obligations de mention claire des risques liés au jeu,
- Une responsabilité accrue des influenceurs sur les produits qu’ils promeuvent,
- Et des sanctions renforcées pour les marques qui ne respecteraient pas le cadre.
Un enjeu de santé publique
Pour le NGB, la lutte contre la dépendance et la protection des mineurs sont désormais des priorités nationales. L’organisme envisage également de collaborer avec le ministère de la Santé et les plateformes numériques afin d’identifier les campagnes ciblant les jeunes de manière abusive.
Cette décision intervient alors que plusieurs pays africains, comme le Kenya et le Nigeria, ont déjà amorcé des réformes similaires pour encadrer la publicité sur les jeux d’argent, dans un contexte d’essor rapide du mobile gaming et du sport betting.